De Zurich à Altkirch : en passant par le Jura, Bâle et le Sundgau.

Après un long vol depuis Sydney via Singapour, nous avons enfin atterri à l’aéroport de Zurich en Suisse.

L’atterrissage à Zurich avec vue plongeante sur le Lac © French Moments

J’aime cet aéroport : il est de taille moyenne, donc très pratique à parcourir, et il est très propre (nous sommes en Suisse !). Les passagers internationaux utilisent un métro automatique pour rejoindre l’aérogare principale où se trouvent le hall pour récupérer les bagages et la douane. A force d’emprunter l’aéroport, on se fait à la musique d’ambiance du métro évoquant les alpages suisses : bruits de clochettes, oiseaux, tyrolienne, et même un « meuh » d’une vache pour terminer en beauté le petit trajet. J’adore observer la surprise des voyageurs qui prennent ce métro pour la première fois. C’est si « suisse » ! Déjà, on pense au chocolat, au toblerone et autres gâteries…

La route vers la France n’est pas franchement intéressante avant la traversée successive de deux tunnels sous les montagnes du Jura. De l’autre côté des tunnels, nous traversons la petite vallée de Frick (la « Fricktal ») aux paysages pittoresques, avant de rejoindre la vallée du Rhin en amont de Bâle. L’autoroute suit le cours du Rhin qui marque ici la frontière entre la Suisse et l’Allemagne. A l’approche de Bâle, les usines et les entrepôts se succèdent avant la traversée du pont autoroutier sur le Rhin d’où l’on aperçoit la vieille ville au-dessus de laquelle trône la célèbre cathédrale avec ses deux tours gothiques. Encore quelques kilomètres à parcourir dans un tunnel urbain et c’est la France !

Depuis les accords de Schengen, signés entre l’Union européenne et la Confédération Helvétique (la Suisse n’est pas membre de l’UE), il n’y a théoriquement plus de douane entre la France et la Suisse. Les douaniers suisses avaient cette fâcheuse réputation en Europe de faire leur travail avec beaucoup de zèle, n’hésitant pas à arrêter voitures, camions et autocars afin de procéder à un contrôle des biens à déclarer (et non-déclarés !).

La frontière française se situe à Saint-Louis, une petite ville de 20 000 habitants qui fait office de « ville dortoir » pour les frontaliers (les Français qui travaillent en Suisse). Fondée par Louis XIV (d’où son nom), la ville n’a aucun intérêt touristique mais son centre-ville a été récemment bien rénové. Les Alsaciens qui habitent dans un rayon de 50 km autour de la frontière franco-suisse sont effectivement tentés de travailler en Suisse, où les salaires proposés sont beaucoup plus élevés qu’en France ou en Allemagne, à condition de savoir parler allemand. La situation est similaire à Genève, une grande ville suisse complètement encerclée de villes dortoirs françaises : Annemasse, Gex, Ferney-Voltaire et Saint-Julien-en-Genevois – sauf que là, le français est la seule langue utilisée.

Passés Saint-Louis, nous bifurquons vers l’Ouest en direction de Belfort et traversons la campagne sundgauvienne, avec ses paysages de campagne bucolique. La majeure partie de la route que nous empruntons s’appelle la Voie haute parce qu’elle longe une crête, offrant des panoramas remarquables sur les Vosges, le Jura et la Forêt-Noire. Au bout de vingt kilomètres, nous arrivons à Altkirch, petite ville de 6 000 habitants, la « Capitale du Sundgau ». Ce sera ma base pendant une semaine et demie d’où nous visiterons les beaux sites d’Alsace.

Arrivée à Altkirch, petite ville du Sud de l’Alsace © French Moments

Toutefois, ma priorité est d’essayer de se débarrasser au plus vite du décalage horaire. Ma méthode : prendre une bonne douche, sortir, manger léger, s’acclimater à l’heure et aux habitudes locales et surtout, dormir à une heure raisonnable en soirée (pas de siestes de plus de 30 minutes en journée!) Aussi, je vais aller de ce pas à l’hypermarché du coin pour redécouvrir cette manière de faire les courses typiquement françaises ! Pas de doute que j’en reviendrai bien fatigué ! A bientôt…

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