L’élection et la fonction du président de la République

Hier soir s’est tenu le premier tour des élections présidentielles en France. Les résultats sont les suivants :

Cette semaine, nos groupes de conversation étudieront le pouvoir et la fonction du président de la République. Voici quelques extraits du thème…

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République et son Gouvernement.

En 2012, les élections présidentielles se tiennent le dimanche 22 avril (Premier tour) et le dimanche 6 mai 2012 (Second tour).

La fonction du président de la République

La présidence de la République est la plus haute fonction du pouvoir exécutif de la République française. La résidence officielle du président est le Palais de l’Élysée à Paris.

Elu au suffrage universel direct, le président possède la fonction politique la plus prestigieuse et la plus respectée en France. Le président est le chef de l’État, le chef des armées et le garant de la Constitution. Il nomme librement le Premier ministre (article 8 de la Constitution) qui, dans la majorité des cas, est une personnalité de la majorité au pouvoir.

Les 6 présidents de la Ve République sont :

1. Charles de Gaulle (1958-1965, 1965-1969)

2. Georges Pompidou (1969-1974)

3. Valéry Giscard d’Estaing  (1974-1981)

4. François Mitterand (1981-1988, 1988-1995)

5. Jacques Chirac  (1995-2002, 2002-2007)

6. Nicolas Sarkozy (2007-2012)

7. ………………………………………………………… (2012-2017)

L’élection du président de la République

Le président est élu au suffrage universel direct au scrutin majoritaire uninominal à 2 tours pour une durée de 5 ans.

Si un candidat obtient dès le premier tour la majorité absolue des suffrages exprimés (la moitié de ces suffrages plus une voix), il est élu.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour a lieu deux semaines plus tard pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour (en 2012, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy). Celui qui obtient la majorité simple est élu président.

Jamais dans l’histoire de la Ve République un candidat n’a été élu à la majorité absolue au premier tour.

Le Conseil constitutionnel (siégeant au Palais Royal à Paris) a la charge de veiller à la régularité de l’élection et proclame les résultats du scrutin.

Qui sont les électeurs ?

Tout citoyen français peut participer au scrutin présidentiel, à condition que :

  • il/elle soit âgé(e) de 18 ans ou plus au jour de l’élection,
  • il/elle soit de nationalité française,
  • il/elle jouisse de ses droits civils et politiques,
  • il/elle soit inscrit(e) sur les listes électorales.

Qui peut se désigner candidat ?

Le candidat à la présidence de la République doit :

  • être de nationalité française,
  • ne pas être privé de ses droits civiques concernant l’éligibilité,
  • avoir au minimum 18 ans (et non plus 23 ans comme cela l’était jusqu’en 2011),
  • être inscrit sur une liste électorale,
  • avoir recueilli au moins 500 « parrainages » d’élus (voir ci-dessous),
  • avoir établi une déclaration de situation patrimoniale,
  • posséder un compte bancaire de campagne.

Qui peut parrainer un candidat ?

Lors du scrutin présidentiel de 2012, la candidate Marine Le Pen a connu plusieurs difficultés à recueillir le seuil de 500 parrainages. D’autres candidats ont dû jeter l’éponge faute d’obtenir un nombre suffisant de parrainages (Dominique de Villepin, Corinne Lepage, Jean-Louis Borloo).

Les médias insistaient sur le rôle du Maire qui semblait être le seul à apporter son soutien. Or, d’autres élus peuvent également « parrainer » un candidat :

  • les députés et les sénateurs,
  • les membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger,
  • les présidents des organes délibérants des communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des communautés de communes,
  • les conseillers généraux des départements, de Saint-Pierre-et-Miquelon et du conseil de Paris,
  • les conseillers régionaux,
  • les membres élus de l’assemblée de Corse, de l’assemblée de la Polynésie française, du congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie et de l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna,
  • le président de la Polynésie française et le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,
  • les membres du Parlement européen élus en France et ressortissants français.

Tous ces élus totalisent un nombre de mandats estimé à environ 47 000 (dont plus de 36 000 maires). Suite à la loi sur le cumul des mandats, le nombre de « parrains » signataires correspondrait à environ 42 000 élus.

Dans deux semaines, à l’occasion du 2e tour, nous publierons un article complémentaire sur le pouvoir, les privilèges, les titres, les résidences et les salaires du président de la République.

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